
Un étrange évènement se passait dernièrement dans la commune de Boghni dans la Kabylie et dont la presse algérienne a passée sous silence ou au mieux a eu droit à quelques lignes dans la rubrique ‘’faits-divers ‘’ et pourtant il n’a rien de banal , Ali Hassani, un vénérable octogénaire, ancien entrepreneur à la retraite, a été enlevé, lundi 22 mars, par un groupe d’une dizaine de terroristes sur la route reliant Boghni à la localité d’Ath-Kouffi (Tizi- Ouzou).
Le lundi suivant, des citoyens des villages voisins s’étaient rassemblés devant son domicile et avaient appelé ses ravisseurs à le libérer , ensuite ils entreprendront une opération de recherche et traquent les terroristes jusque dans les maquis environnants et découvrent cinq casemates à l’intérieur desquelles il y avait , des ustensiles de cuisine, des fils électriques, et des denrées alimentaires , mais nul trace de leur concitoyen , toutefois les opérations de recherche continuent et les villageois restent optimistes, à noter que la recrudescence des kidnappings dans cette région a obligé la population à recréer les groupes d’autodéfense pour faire face à l’hydre terroristes qui s’est allié avec le banditisme parce que nul n’ignore que la multiplication des actes de kidnapping dans la Kabylie était consécutif au dégagement de l’Etat à la suite des évènement du printemps noir ,et même si les recherches restent encore infructueuses cet élan populaire à Boghni a au moins le mérite de briser cette chape de plombs faite de peur et d’insécurité qui enveloppe la Kabylie depuis une décennie où les irréductibles du GSPC ( groupe salafiste du prédication et du combat ) ont encore
frappé hier à Bejaïa faisant 7 morts , alors que les services de sécurité sont aux abonnés absents et où les responsables vaquent paisiblement à leurs occupations .