Des événements historiques sont en train de secouer le monde arabe. Des pays comme la Tunisie, l'Egypte et maintenant la Libye sont en train de faire leur révolution pour en finir une bonne fois pour toutes avec les régimes despotiques qui les ont asservis des décennies durant.
D'autres pays tel le Bahraïn ou encore le Yemen ne sont pas en reste et essayent courageusement de se défaire des potentats et des systèmes politiques iniques qui les ont toujours spoliés. L'Algérie pays arabe ? Gouvernée par un régime tout aussi totalitaire semble pour le moment échapper à cette vague de contestation. Hormis une réaction spontanée au lendemain des premiers événements de Tunisie, réaction qui s'est vite éteinte, l'Algérie semble aujourd'hui totalement en dehors de la réalité du moment comme frappée de léthargie. Les gens dans la rue commentent certes et avec enthousiasme ces événements qui sont entrain de bouleverser le monde arabe. L'homme de la rue reconnait aussi que l'Algérie doit faire sa révolution pour rendre à ce peuple sa dignité et sa fierté. Cette fierté qui était la sienne en tant que nation du million et demi million de chahids. Mais au-delà de ces déclarations d'intention, la rue algérienne reste dans l'expectative. L'opposition algérienne a essayé de faire bouger les choses, ou du moins une partie de l'opposition, mais malheureusement sans résultats notables, parce qu'il n'y a pas une vraie opposition. Il n'y a que quelques « sigles politiques » qui font de l'entrisme pour arracher quelques privilèges et quelques miettes, une poignée d'opposant de salon qui n'emportera jamais l'adhésion populaire parce que totalement inféodé au pouvoir en place et qui ne doit sa survie qu'a la mansuétude de ce pouvoir qui la tolère parce qu'elle lui sert d'alibi démocratique. Pour toutes ces raisons, la révolution, si révolution il y aura ne peut venir que de la rue, ce qui a été d'ailleurs le cas aussi bien en Tunisie qu'en Egypte et aujourd'hui en Lybie. Si c'est donc la rue qui est la seule alternative pour imposer un changement en Algérie, la question qui mérite d'être posée ici est : la rue algérienne est-elle aujourd'hui en mesure de faire ce qui a été fait dans les pays que l'on vient de citer ?
jeudi 3 mars 2011
lundi 21 février 2011
Des républiques bananières aux républiques « baltaguières »
« Le chien du chef du village, n'est pas le chef des chiens du village. » -« Si tu parles à quelqu’un et qu’il ne t’écoute pas, tais-toi. Écoute-le ! Peut-être en l’écoutant tu sauras pourquoi il ne t’écoute pas. » (Proverbes africains). Bien plus qu’un terme populaire le « baltagui » est devenu un concept soutenant les pouvoirs arabes par le bas, pendant qu’ils se sucrent par en haut. Les sociologues dont on attend qu’ils nous livrent leurs premières impressions sur ce que vit le monde arabe, nous diront peut-être un jour quel était le rôle social du « baltagui », comment il est recruté, maintenu en état de faux sommeil, entraîné à taper sur la liberté de parole avant de taper sur les corps, puis comment il est retiré de la consommation, une fois la peur des peuples vaincue. Les républiques bananières en ont fabriqué pour leurs vieux jours comme on fabrique des produits périmés à la sortie d’usine. En Tunisie on a parlé de milices disposées à couvrir la fuite de Ben Ali et des siens, après avoir vainement essayé l’usage du baltaguisme qui se manifeste par des contre manifestations, hissant drapeaux nationaux, portraits présidentiels en voie de disparition, criant quelques restes de slogans pourris par le temps. En Egypte il a envahi la place Tahrir à dos de chameaux et de chevaux, bâtons en mains avant de se rétracter derrière des jets de pierres scandant le nom d’un Raïs agonisant politiquement, balbutiant quelques discours de fin de règne, comme dans une prophétie pharaonique. Au Yemen il a été utilisé comme paravent à la chute graduelle de grand frère Président, d’un pays où la pauvreté mord par les genoux une population unie pour le pire entre nord et sud, par la grâce d’une boussole déréglée. En Lybie on a réussit à en faire une majorité pétrolière qui baisse l’échine devant tous les Lockerbies du passé, usant d’un Islam politiquement incorrect. En Algérie le baltaguisme a démontré sa faiblesse à manifester sa satisfaction d’un pouvoir douteux en dehors des marches contre ce même pouvoir. En Algérie il s’unit autour d’un programme présidentiel, fait approuver un mandat à vie anticonstitutionnel et honteux, accroche d’immenses portraits dans le ciel du pays, occupe des postes et des fonctions en panne, occupe la télévision d’Etat qui a la face du bolchévisme révisionniste et qui diffuse des images volées aux mensonges, détourne de l’argent, se créé de fausses amitiés et de vrais ennemis. Il avait trois têtes sous forme de partis politiques, mais en réalité chaque tête en a produit d’autres pour avaler un peuple plus rapidement et avant qu’il n’ait le temps de se révolter. Il est composé de femmes et d’hommes capables de dire une chose et son contraire dans une même phrase et sans ponctuation, sans retenues, sans cligner des yeux. Il peut dire au lendemain d’une marche citoyenne comme celle du 12 février dernier que « les forces politiques et sociales accréditées ont le droit à l'expression pacifique et civilisée de leurs positions et opinions loin de toute atteinte à l'ordre public » ou encore « certaines parties ont tenté d'organiser une marche samedi à Alger, en dépit de son interdiction par les autorités locales », avant de se féliciter de « la prise de conscience par les citoyens du contenu des slogans scandés par les organisateurs ». Dans la même phrase sous forme de communiqué d’un vieux parti de vieux, au moment où le silence pouvait au moins les faire oublier en attendant leur disparition définitive. La prostate et la ménopause ne peuvent pas tout faire accepter. Et comme dit par un autre proverbe africain : « celui qui a un œuf dans son sac, ne danse pas. » Alors revenons au baltaguisme. En égyptien baltagui veut tout simplement dire voyou. Le terme est révélé au monde sur une place publique à dos d’animaux de trait pour définir les pro- pouvoir et s’est installé confortablement dans le langage politique lors d’une révolte qui touchera qu’on le veuille ou pas une entité géo ethnique, le monde arabe. Ce monde qui s’est suffit d’une suite de versets sataniques dictés par l’inconscient pour exister aussi longtemps que possible dans sa seule mémoire. Ce monde arabe dont on dit qu’il bouge par la grâce d’une stratégie américaine pensée et réfléchie dans de vrais cabinets et de vrais stratèges qui défendent leurs intérêts d’abord. Il se trouve qu’aujourd’hui leurs intérêts se rencontrent avec la démocratisation de peuples poussés au désespoir à l’immolation par le feu, à s’embarquer dans le premier rafiot en partance vers des lumières qui inondent pourtant leurs terres. Le baltaguisme est le signe de la fragilité d’une politique construite sur le silence et par lui, construite sur le meurtre des valeurs humaines et sur la corruption comme instrument de domestication. Qu’il utilise des chamelles comme en Egypte ou des portraits et l’insulte de l’autre comme en Algérie, cette facette d’un pouvoir incapable de se défendre par le débat livre des lectures sur un passé composite qui a fait écrire à feu Boudiaf « Où va l’Algérie ? » Et si les manifestants du 12 février étaient peu nombreux dans l’arithmétique du pouvoir, c’est que le pouvoir n’a jamais su compter l’argent du peuple le confondant avec sa propre tirelire. Les baltaguia du pouvoir non plus n’étaient pas nombreux bien que sénateurs et autres députés cachés derrières les services d’ordre poussant la jeunesse contre la jeunesse avant de se retirer dans leurs quartiers réservés. C’est qu’ils ne peuvent plus mobiliser avec autant de certitude pour justifier la mégalomanie des hommes du moment. C’est aussi qu’ils sont honnis et méprisés pour avoir bourré les urnes jusqu’à explosion sociale.
jeudi 3 février 2011
Marche du 12 fevrier : Itinéraire et slogans
La Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie (CNCD) informe que la marche nationale pacifique à laquelle elle a appelé pour le samedi 12 février à Alger aura lieu de la place du 1er Mai vers la place des martyrs, à partir de 11 heures.
La coordination appelle le peuple algérien, les partis politiques, les syndicats et les associations de la société civile à s’inscrire dans la dynamique du changement pour :
le changement et la démocratie.
la levée de l’état d’urgence.
la libération des détenus des émeutes.
une Algérie démocratique et sociale.
l’ouverture des champs politique et médiatique.
le travail et la justice sociale.
Source ici .
La coordination appelle le peuple algérien, les partis politiques, les syndicats et les associations de la société civile à s’inscrire dans la dynamique du changement pour :
le changement et la démocratie.
la levée de l’état d’urgence.
la libération des détenus des émeutes.
une Algérie démocratique et sociale.
l’ouverture des champs politique et médiatique.
le travail et la justice sociale.
Source ici .
mercredi 2 février 2011
Lettre publique à Bouteflika
Monsieur le Président,
Je vous écris publiquement pour solliciter votre départ immédiat et organisé, meilleure issue pour l’Algérie et pour votre personne. Votre obsession de vouloir entrer dans l’histoire n’est un secret pour personne. Malheureusement, vous n’avez rien fait d’autre jusque-là que de mériter d’être expulsé. Une chance se présente à vous pourtant aujourd’hui. Saisissez-la, c’est la dernière. De toute façon, si vous ne la chevauchez pas, elle vous piétinera et fera de vous un rebut de l’histoire. Vous avez tellement voulu vous faire un nom que pour répondre à la misère qui gagne la population, vous n’avez rien trouvé de mieux que de faire construire la mosquée la plus grande et la plus chère du continent, juste pour pouvoir y accoler votre nom. Il y a mieux.
Partez de vous-même. Je sais que comme tous les dictateurs de la région, vous ne pouvez que vous refuser à cette idée jusqu’à votre dernier souffle. Mais ayez la lucidité de constater que vous ne pouvez faire autrement. Votre sort est scellé. Il est fatalement le même que ceux de Ben Ali et Moubarak. Ayez le courage de le devancer. Ben Ali a fait 23 ans de pouvoir, Moubarak 30 ans, mais vous, il y a bientôt 50 ans que vous cumulez les postes sensibles au sommet de l’Etat, violant la Constitution pour rester président depuis 12 ans.
Vous avez gouverné autant qu’Obama a vécu depuis sa naissance. Cela ne vous suffit-il pas ? Comme eux, vous avez instauré une oligarchie familiale, développé la corruption à un niveau inégalé, enrichi vos proches et voulu faire de votre frère votre successeur héréditaire. Vous avez étouffé toute expression libre, appauvri et réprimé la population, utilisé le terrorisme pour instaurer une chape de plomb, poussé les jeunes à préférer mourir noyés en mer ou plutôt vivre en Israël pendant que vous discourez sur la Palestine.
Vous nous avez fait honte jusque-là par votre mégalomanie aussi grande que vos actions étaient de petites et ridicules gesticulations, y compris vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale pour laquelle vous avez la fascination de celui qui n’est pas reconnu.
N’y ajoutez pas une fuite humiliante. Je sais que vous nous avez méprisés en menaçant régulièrement de vous en aller. Faites semblant de croire que vous mettez votre menace à exécution, mais ne nous infligez pas l’humiliation supplémentaire d’une fuite honteuse.
PS : Au risque d’égratigner votre ego surdimensionné, vous ne pesez pas si lourd: c’est dans des fourgons militaires que vous avez été ramené et fabriqué président; le système qui vous a fait vous prépare déjà votre (vos) remplaçant(s). C’est aux «faiseurs de roi de l’ombre» que s’adresse ce post-scriptum : vous ne nous la jouerez pas encore une fois, c’est tout le système qui doit partir.
C’est lui qui est nuisible. Bouteflika était un enfant à qui on a donné le sort de l’Algérie comme jouet
Bensaad Ali , source ici .
samedi 15 janvier 2011
Suivez l’avion de Ben Ali minute par minute
Il a honteusement quitté son pays comme un grotesque voleur, et il parait que ces amis le lâchent comme une merde, depuis bientôt 7 heures son avion sillonne toutes les latitudes pour trouver un pays où l’on daigne le laisser atterrir en vain, partout il est ‘’Persona non grata’’
Ici on le piste comme gibier.
Ici on le piste comme gibier.
jeudi 13 janvier 2011
mercredi 12 janvier 2011
Jeunes chômeurs, commerçants,électriciens , enseignants universitaires, le régime de « Zinochet » tire sur tous ce qui bouge !
Deux civils Hatem Bettaher, un enseignant universitaire et Riad Ben Oun, un électricien , ont été tués par des tirs de la police à Douz, dans le sud de la Tunisie, lors d'une manifestation ayant dégénéré. C'est la première fois depuis le début des émeutes il y a un mois en Tunisie que cette ville de 30.000 habitants, située à 550 km au sud de Tunis, connaît de telles violences.
Hatem Benttaher, maitre de conférence à l'université de Gabes, aurait été assassiné par un tireur d'élite de la police tunisienne, pendant des manifestations à Douz.
Le ministère tunisien de l'Intérieur a décrété ce soir mercredi un couvre-feu nocturne dans la capitale et sa banlieue à la suite de troubles dans « certains quartiers », dans un communiqué officiel. L’armée a été déployée autour de Tunis.
mardi 11 janvier 2011
Ben Ali le terroriste !
Je n’ai pas voulu d’abords publier cette horrible vidéo du massacre de Thala en Tunisie, mais j’ai changé d’avis après voir écouter le président Ben Ali toute honte bue qualifier de ‘’terroristes’’ ces jeunes froidement abattus que vous voyez dans cette séquence, celui dont la poitrine criblées de balles ou encore celui dans le crâne fracassé se vidant lentement de sa substance , l’ambiance macabre se couvrant des cris et les sanglots des mères au milieu d’une débandade de corps sans vie que l’exigüité de la salle d’urgence peine à contenir …………… âmes sensibles s’abstenir .
lundi 10 janvier 2011
Comment contourner le filtre et accéder à Facebook
Je crois bien qu’on est suivi par les policiers de son excellence même dans la toile, en revanche les bombes lacrymogènes (périmées) ne vont pas nous disperser , faisons comme les jeunes sur le terrain et dressons-nous des barricades bordel !
Pour contourner le filtre de la censure téléchargez ce proxy qui fera changer votre adresse IP et vous permettra ainsi de passer lestement entre les mailles du filet de Dahou ouled Kablia .
Périmé !
Douilles de bombes lacrymogènes utilisées pas la polices contre les manifestants à Alger.
Avec des procédés et des reflexes surannés, tous ce qu’entreprendra ce régime serait forcément de la même nature inhérente à son essence, c’est-à-dire…… Périmé !
Serait-on en train de censurer facebook en Algérie ?
très difficile d’ouvrir mon compte facebook aujourd'hui , après moult tracasseries j’y parviens mais impossible de répondre à des discussion instantanés ni de poster d’articles , ajoutez à cela que la cession se ferme intempestivement , alors que les notifications ne sont pas tout simplement signalées, et c’est d’autant plus singulier que le débit de la connexion n’est pas très mauvais , toutefois il semble que je ne suis pas le seul dans cette situation ,plusieurs amis m’ont signalé ces difficultés , mon petit doigt me dit que les cerbères de Boutef ne sont pas tout à fait étrangers à cette vacherie , s’agit-il d’ un petit clin d’œil du Général qui n’apprécie pas les discutions un tantinet ‘’enflammées’’ qui ont lieu dernièrement sur facebook ? Mystère et boule de gomme !
samedi 8 janvier 2011
Les émeutes font 3 morts, les partis politiques s’indignent , Oueld Kablia prends la parole
Les émeutes qui secouent le pays depuis le 5 janvier prennent une tournure tragique avec la mort de trois personnes, un manifestant de 32 ans est mort vendredi lors d'une manifestation à Bou Smaïl, petite ville située à 50 km à l'ouest d'Alger, dans des affrontements avec la police, selon l'AFP qui cite samedi une source médicale. Un deuxième manifestant blessé par balle vendredi à Ain El Hedjal, Msila, a succombé à ses blessures samedi 8 janvier. La veille un garçon de 18 ans a été tué par balles à Msila.
Tout à l’heure Daou Oueld Kablia le ministre de l’intérieur a confié au micro de la télévision son étonnement de voir tous ce nombre de jeune en colère , après quoi notre ministre nous a dressé un exposés fort exhaustif sur les tenants et aboutissants de ces émeutes , selon la grille de lecture de Ouled Kablia "Ce sont des agissements criminels" à travers lesquels les jeunes se sont attaqués à des édifices publics et ont pillé des commerces, a-t-il affirmé. Pour le ministre, ces actes obéissent à des "instincts revanchards" car, a-t-il expliqué, les auteurs (des jeunes) "n'ont rien à voir avec les problèmes économiques" ! Et le ministre de conclure par cette naïve interrogation ‘’ je ne comprends pas pourquoi ces jeunes sont morts ? ‘’
Dans le même sillage le RDN d’Ouyahia crie à la manipulation, alors que le FLN appel à la vigilance !.
vendredi 7 janvier 2011
Bouteflika ; l’espoir partagé !
Tizi Ouzou : Heurts au centre ville :
De violents affrontements ont éclaté, vendredi 7 janvier 2011, à 15h, entre les forces de l’ordre et les jeunes du quartier des Genêts, au centre ville de Tizi Ouzou. Aucun mot d’ordre n’a été scandé par les manifestants qui sont descendus spontanément dans la rue......... Source içi .Msila : Les émeutiers demandent la dissolution des chambres (APN et Senat) et la démission du ministre du Commerce:
Des centaines de manifestants se sont rassemblés aujourd’hui vendredi 07 janvier au niveau de l’avenue de la liberté et ont demandé au président de la république de procéder à la dissolution des deux chambres (APN et SENAT), et la démission du ministre du commerce...... Source ici .
Après une relative accalmie, reprise des affrontements à Oran :
La violence après l’accalmie. Les émeutes ont repris dans l’après-midi du vendredi à Oran lorsque des confrontations entre jeunes manifestants et forces de l’ordre ont éclaté juste après la prière du Vendredi. Une dizaine de citoyens se sont regroupés, au sortir de la mosquée, au niveau de la place d’Armes pour protester, au cours d’une marche qu’ils voulaient pacifiques, contre les augmentations des prix des produits de première consommation .... source ici
jeudi 6 janvier 2011
Les morts tunisiens et ceux de l’Iran ; vues par les médias occidentaux
‘’On éprouve quelque peine à savoir ce qui se passe actuellement en Tunisie si on se contente des médias de masse usuels ; certes il en est un peu question, comme en passant, et puis il y a des morts et les morts ça attire toujours un peu les caméras. Mais quand on compare aux unes fracassantes et aux heures de débats acharnés lors des révoltes contre le pouvoir iranien en 2009, ça fait un peu maigre. Le mort iranien serait-il plus côté que le mort tunisien ? Ou exprimé différemment : le cadavre qui pisse le sang dans une rue de Téhéran, est-il plus sexy parce qu'il est mort à cause d'un pouvoir honni par l'Occident que le cadavre qui pisse tout autant le sang dans une rue de Tunis, mais qui lui a été tué par un grand ami de la France ?.......pauvres morts tunisiens qui n'ont pas eu le bon goût de défunter dans un pays où les investisseurs occidentaux et particulièrement français n'étaient pas sur-représentés...’’
Extrait d’un billet de l’excellent Thierry CSP et sa synthèse sur le silence des médias occidentaux et français particulièrement sur les évènements qui secouent la Tunisie et les intérêts économiques qu’il y a derrière ce silence complice .
Algérie -Tunisie qui va remporter le prix de la meilleure émeute ?
Des émeutes viennent d’éclater un peu partout en Algérie , à Oran, Tipaza, Djelfa , à Beb el oued , les émeutiers pour la plupart des jeunes en criant des slogans contre le régime ,saccagent des édifices publiques bloquent des routes à l’aide de pneus brulés , dressent des barricades , les brigades anti-émeute sont aussi tôt sollicités, ils interviennent sur le terrain , ripostent par des tirs de balles à blanc ! c’est la … routine quoi !
En même temps en Tunisie la tension monte d’un cran, le jeune Tunisien, dont l'immolation par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid a embrasé tout le territoire tunisien vient de succomber à ces blessures alors que la protestation se propage et gagne d’autre région de la Tunisie.
Une question qu’on voit poindre le bout de son nez : y a-t-il une corrélation entre ce que se passe en Tunisie avec ces subites révoltes en Algérie ?
Première hypothèse : une ‘’méchante’’ main étrangère tapie dans l’ombre ,envieuse de la stabilité et de la prospérité des deux voisins s’est avisée dans un mouvement de jalousie et de cynisme de tirer les ficelles de certains de ces suppôts pour qu’ils mettent à feu et à sang les deux paisibles sociétés .
Deuxième hypothèse : selon laquelle , les algériens fort de leur statut de champions du monde de l’émeute (112.878 émeute en 2010 ) en voyant les tunisiens s’approprier des plus courageuses des manières cette élégante façon de s’exprimer qui est ‘’l’émeute’’, blessés dans leur amour propre les algériens qui d’ailleurs considèrent l’émeute comme un auguste savant considérerait son chefs-d’œuvre , aveuglés par leur vanité , décident de renchérir sur les tunisiens , en organisant une série d’émeutes savamment orchestrées pour mettre à mal cette concurrence tunisienne .
Toutefois gardons-nous de donner un quelconque crédit à ces deux hypothèses, optons pour la prudence ; dans l’attente de voir ce qui va se passer dans les prochaines heures .
En même temps en Tunisie la tension monte d’un cran, le jeune Tunisien, dont l'immolation par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid a embrasé tout le territoire tunisien vient de succomber à ces blessures alors que la protestation se propage et gagne d’autre région de la Tunisie.
Une question qu’on voit poindre le bout de son nez : y a-t-il une corrélation entre ce que se passe en Tunisie avec ces subites révoltes en Algérie ?
Première hypothèse : une ‘’méchante’’ main étrangère tapie dans l’ombre ,envieuse de la stabilité et de la prospérité des deux voisins s’est avisée dans un mouvement de jalousie et de cynisme de tirer les ficelles de certains de ces suppôts pour qu’ils mettent à feu et à sang les deux paisibles sociétés .
Deuxième hypothèse : selon laquelle , les algériens fort de leur statut de champions du monde de l’émeute (112.878 émeute en 2010 ) en voyant les tunisiens s’approprier des plus courageuses des manières cette élégante façon de s’exprimer qui est ‘’l’émeute’’, blessés dans leur amour propre les algériens qui d’ailleurs considèrent l’émeute comme un auguste savant considérerait son chefs-d’œuvre , aveuglés par leur vanité , décident de renchérir sur les tunisiens , en organisant une série d’émeutes savamment orchestrées pour mettre à mal cette concurrence tunisienne .
Toutefois gardons-nous de donner un quelconque crédit à ces deux hypothèses, optons pour la prudence ; dans l’attente de voir ce qui va se passer dans les prochaines heures .
dimanche 26 décembre 2010
2010, l’Annus horribilis du FLN
Le FLN vient de terminer l’année 2010 comme il l’a commencé, en multipliant frasques, après avoir connu de véritables guerre intestine où les instances du parti, Kasma et Mouhafadha ont était le théâtre de véritables combats avec des armes blanches entre les militants du parti qui ont fait des dizaines de blessés, ces combats qualifiés sobrement par le secrétaire général Abdelaziz Belkhadem de ‘’ signes de bonne santé’’ , étaient suivi par le mouvement dit de ‘’Redressement’’ mené entre autre par Mohamed Sghir Kara ancien ministre et Elhadi khaldi actuel ministre de la Formation et de l’enseignement professionnel ,qui a conduit l’ex parti unique au bord de l’implosion , les deux ‘’fractionniste’’ comme les a qualifié le secrétaire général du FLN viennent de voir leur activité gelée au sein du parti , Belkhadem affirme qu’ils n’ont pas répondu à la convocation de la commission de discipline laquelle présidée par Amar Ouzzani ;homme dont le sens de la discipline fait l’unanimité au sein du FLN , Les deux ‘’redresseur’’ de leur part s’en défendent et appellent à la mobilisation des militants contre la politique inique et tyrannique de Belkhadem , lequel en connait un rayon en matière du ‘’redressement’’ , parce que , faut-il le rappeler, a lui-même pris la direction du parti suite au coup de force de 2004 sous le vocable de mouvement de redressement contre le premier responsable de l’époque, Ali Benflis.
Abdelaziz Belkhadem ‘’le redresseur redressé ‘’ lors du dernier comité central du parti a voulu faire diversion en affichant une volonté de rassembler les rangs du parti et quoi de plus efficace que de revenir aux ‘’fondamentaux ‘’ du FLN, qui « va soutenir Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la présidentielle de 2014 !», et mieux encore ,tenir en mars prochain, un sommet de l’Alliance présidentielle sur la colonisation. Cette rencontre tripartite, sera élargie à l’ensemble de la famille révolutionnaire, se penchera sur la meilleure manière de criminaliser la ‘’méchante ‘’colonisation française !
Ainsi s’achèvera donc cette l’année pour le vieux parti unique et sur ce on lui souhaite une bonne année 2011 aussi riche et passionnante qu’a était 2010.
Abdelaziz Belkhadem ‘’le redresseur redressé ‘’ lors du dernier comité central du parti a voulu faire diversion en affichant une volonté de rassembler les rangs du parti et quoi de plus efficace que de revenir aux ‘’fondamentaux ‘’ du FLN, qui « va soutenir Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la présidentielle de 2014 !», et mieux encore ,tenir en mars prochain, un sommet de l’Alliance présidentielle sur la colonisation. Cette rencontre tripartite, sera élargie à l’ensemble de la famille révolutionnaire, se penchera sur la meilleure manière de criminaliser la ‘’méchante ‘’colonisation française !
Ainsi s’achèvera donc cette l’année pour le vieux parti unique et sur ce on lui souhaite une bonne année 2011 aussi riche et passionnante qu’a était 2010.
jeudi 16 décembre 2010
Le livret de famille comme Constitution
Terrible histoire que celle de la femme de Arafat en Tunisie, comme révélé par la dernière livraison de WikiLeaks selon un câble US. Si on ne peut pas dire que cette histoire est vraie, on peut au moins affirmer qu'elle est vraisemblable. Jugez-en : la femme du dernier leader d'une cause dite panarabe, icône des nationalismes et des régimes locaux, a été expulsée de la Tunisie et a perdu sa nationalité tunisienne, à cause de la femme de Benali, le dictateur voisin. La cause ? Deux versions : d'abord un bras de fer entre la dame qui, dit-on, gouverne la Tunisie comme une cuisine ou comme s'il s'agissait d'une teinture de cheveux et la femme de Arafat, à cause d'un investissement dans ce pays. Résultat, Suha Arafat perd la nationalité, ses biens, ses meubles, sa maison et sera expulsée comme son mari l'a été de partout et par tous et par ses « frères » d'abord. La seconde version est plus riche en effets tiroirs : une nièce de Benali, âgée de 18 ans, devait être mariée à un émir du Golfe de 61 ans, déjà marié à une parente de la reine de Jordanie. Selon cette version, la femme de Arafat aurait averti la reine de Jordanie, et la femme de Benali l'a mal pris et s'est vengée. Une sorte de Sitcom panarabe affreux et impitoyable où les pays et les palais servent de babouches. Est-ce vrai ? Possible. Mais c'est vraisemblable : ce genre d'histoires où des Etats et des peuples servent d'assiettes et d'essuie-tout, qui mêlent vierge de 18 ans, épouse jalouse, mariages et haines, sont de faux secrets d'Etat chez nous. Wikilieaks n'en livre qu'un épisode.
Le plus intéressant n'est cependant pas là. Ce qu'il faut retenir, c'est cette nouvelle loi, valable depuis dix ou vingt ans, qui gouverne les dictatures « arabes » : chaque dictateur est, aujourd'hui, « doublé » par une sorte de seconde dictature plus intimiste et plus violente : celle de l'épouse, du fils, du second fils cadet, du frère. Dans l'histoire de l'humanité, quand les dictatures vieillissent, elles deviennent un groupe familial, une épouse et une concubine. Dans le cas de la Tunisie, l'exemple est poussé jusqu'au ridicule meurtrier. On s'imagine à peine l'esprit des meilleurs esprits de nos frères tunisiens quand ils se voient ainsi présentés au monde dans les habits de 10 millions de poupées malmenées par une seule femme qui mange toute leur semoule nationale. Et si là on est dans la caricature, dans d'autres pays « arabe », on est dans la norme : de chez nous et vers tous les autres. Dans une sorte de curieuse vengeance du destin géopolitique du XXe siècle, les républiques « arabes » sont devenues des monarchies filiales là où les monarchies « arabes » tentent les réformes d'une démocratisation républicaine contrôlée. Les vieux dictateurs, entre âge, maladie et rapacité de la descendance, n'y servent que de Label à des holdings familiaux féroces car n'étant obligés ni par les apparences, ni par les pressions internationales, ni par les mœurs de la politique ou les nécessités de l'image. Rien. A côté de ces nouvelles gouvernances, la gouvernance clandestine des « services secrets » et des lobbys sont une blague démodée. Là, c'est le livret de famille à la place de la Constitution et le vol à la place de l'infiltration et les batailles de cheveux à la place des barbouzeries d'autrefois. On n'y prend pas le pouvoir par le poids des casernes mais les salons de coiffure, les hommes d'affaires qui prêtent leurs noms, les registres de commerce, les monopoles sur les importations ou le pourcentage systématique sur les gros contrats. C'est le cas des désormais Etats-assiettes ou Etats-pantoufles ou, mieux encore, les Etats génétiques.
jeudi 25 novembre 2010
Abdullah Ashini tamagit iddren n Lybia *
Le chanteur amazigh libyen abdullah Ashini a entamé une grève de la faim dans une prison libyenne afin de tirer l’attention de la communauté internationale et les ONG des droits de l’homme sur son cas , abdullah Ashini purge une peine de prison de 5 ans , son crime ; il a ‘’osé’’ participer à un festival de chanson amazigh à Las Palmas dans les îles Canarie il y a 2 ans , les autorités libyennes voyant dans cet ‘’outrage’’ une occasion en or pour faire taire cette voix qui dérange , que toutes les intimidations retrait de son passeport , interdiction du quitter la Libye, n’ont pas réussit à museler , se sont avisé dans un cynisme grossier de lui coller une affaire de ‘’trafic illicite de migrants clandestins ‘’ .
En Afrique du Nord les populations berbérophones subissent diverses discriminations et un déni identitaire des plus rétrogrades , mais à la déférence qu’en Libye ce déni va jusqu’à nier leur existence pure et simple, ainsi le cocasse Mouammar Kadhafi fidèle à lui-même a eu cette petite phrase en 2007 ’Les tribus amazighes ont disparu depuis longtemps depuis l'époque du Royaume de Numidie .. on connait rien à propos des ces populations qui n’existe plus ………’’ une formule toute en nuance !.
*Abdullah Ashini l’identité vivante de la Lybie ( Tamagit ‘’identité ‘’ titre de son dernier album )
En Afrique du Nord les populations berbérophones subissent diverses discriminations et un déni identitaire des plus rétrogrades , mais à la déférence qu’en Libye ce déni va jusqu’à nier leur existence pure et simple, ainsi le cocasse Mouammar Kadhafi fidèle à lui-même a eu cette petite phrase en 2007 ’Les tribus amazighes ont disparu depuis longtemps depuis l'époque du Royaume de Numidie .. on connait rien à propos des ces populations qui n’existe plus ………’’ une formule toute en nuance !.
*Abdullah Ashini l’identité vivante de la Lybie ( Tamagit ‘’identité ‘’ titre de son dernier album )
mardi 23 novembre 2010
mercredi 10 novembre 2010
L’intifada Sahraouie
Au moins 11 morts, 723 blessés et 159 disparus ont été enregistrés après l'assaut brutal mené par les forces d'occupation marocaines contre un camp de protestation pacifique sahraoui à Laâyoune. Le bilan, rendu public hier soir, par le Polisario, reste provisoire et risque en effet de s'alourdir en raison de l'ampleur de «l'agression barbare». Les forces marocaines ont également «saccagé des centaines de maisons et boutiques et détruit des voitures appartenant à des Sahraouis», a-t-il indiqué. La brutale attaque contre le campement, installé aux portes de Laâyoune, depuis le 10 octobre dernier, reflète parfaitement le rapport existant entre les forces d'occupation et les Sahraouis, pendant ce temps la propagande du makhzen à grand renfort médiatique, tente d’imposer le black-out total sur ces évènements , ainsi un quotidien marocain toute honte bue et dans un Dans un style purement propagandiste, reviens sur ce massacre «La vie a repris, mardi, son cours normal à El Ayoun après une journée marquée par des actes de vandalisme commis par des repris de justice» et écorchant au passage l’Algérie comme il est de coutume dans le royaume chérifien «Les fauteurs de troubles ont un lien avec le Polisario et les services algériens et des parties opportunistes» .
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