vendredi 7 janvier 2011

Bouteflika ; l’espoir partagé !

Tizi Ouzou : Heurts au centre ville :
De violents affrontements ont éclaté, vendredi 7 janvier 2011, à 15h, entre les forces de l’ordre et les jeunes du quartier des Genêts, au centre ville de Tizi Ouzou. Aucun mot d’ordre n’a été scandé par les manifestants qui sont descendus spontanément dans la rue......... Source içi .

Msila : Les émeutiers demandent la dissolution des chambres (APN et Senat) et la démission du ministre du Commerce:
Des centaines de manifestants se sont rassemblés aujourd’hui vendredi 07 janvier au niveau de l’avenue de la liberté et ont demandé au président de la république de procéder à la dissolution des deux chambres (APN et SENAT), et la démission du ministre du commerce...... Source ici .

Après une relative accalmie, reprise des affrontements à Oran :
La violence après l’accalmie. Les émeutes ont repris dans l’après-midi du vendredi à Oran lorsque des confrontations entre jeunes manifestants et forces de l’ordre ont éclaté juste après la prière du Vendredi. Une dizaine de citoyens se sont regroupés, au sortir de la mosquée, au niveau de la place d’Armes pour protester, au cours d’une marche qu’ils voulaient pacifiques, contre les augmentations des prix des produits de première consommation ....  source ici

jeudi 6 janvier 2011

Les morts tunisiens et ceux de l’Iran ; vues par les médias occidentaux

‘’On éprouve quelque peine à savoir ce qui se passe actuellement en Tunisie si on se contente des médias de masse usuels ; certes il en est un peu question, comme en passant, et puis il y a des morts et les morts ça attire toujours un peu les caméras. Mais quand on compare aux unes fracassantes et aux heures de débats acharnés lors des révoltes contre le pouvoir iranien en 2009, ça fait un peu maigre. Le mort iranien serait-il plus côté que le mort tunisien ? Ou exprimé différemment : le cadavre qui pisse le sang dans une rue de Téhéran, est-il plus sexy parce qu'il est mort à cause d'un pouvoir honni par l'Occident que le cadavre qui pisse tout autant le sang dans une rue de Tunis, mais qui lui a été tué par un grand ami de la France ?.......pauvres morts tunisiens qui n'ont pas eu le bon goût de défunter dans un pays où les investisseurs occidentaux et particulièrement français n'étaient pas sur-représentés...’’

Extrait d’un billet de l’excellent Thierry CSP et sa synthèse sur le silence des médias occidentaux et français particulièrement sur les évènements qui secouent la Tunisie et les intérêts économiques qu’il y a derrière ce silence complice .

Algérie -Tunisie qui va remporter le prix de la meilleure émeute ?

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Des émeutes viennent d’éclater un peu partout en Algérie , à Oran, Tipaza, Djelfa , à Beb el oued , les émeutiers pour la plupart des jeunes en criant des slogans contre le régime ,saccagent des édifices publiques bloquent des routes à l’aide de pneus brulés , dressent des barricades , les brigades anti-émeute sont aussi tôt sollicités, ils interviennent sur le terrain , ripostent par des tirs de balles à blanc ! c’est la … routine quoi !

En même temps en Tunisie la tension monte d’un cran, le jeune Tunisien, dont l'immolation par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid a embrasé tout le territoire tunisien vient de succomber à ces blessures alors que la protestation se propage et gagne d’autre région de la Tunisie.
Une question qu’on voit poindre le bout de son nez : y a-t-il une corrélation entre ce que se passe en Tunisie avec ces subites révoltes en Algérie ?
Première hypothèse : une ‘’méchante’’ main étrangère tapie dans l’ombre ,envieuse de la stabilité et de la prospérité des deux voisins s’est avisée dans un mouvement de jalousie et de cynisme de tirer les ficelles de certains de ces suppôts pour qu’ils mettent à feu et à sang les deux paisibles sociétés .
Deuxième hypothèse : selon laquelle , les algériens fort de leur statut de champions du monde de l’émeute (112.878 émeute en 2010 ) en voyant les tunisiens s’approprier des plus courageuses des manières cette élégante façon de s’exprimer qui est ‘’l’émeute’’, blessés dans leur amour propre les algériens qui d’ailleurs considèrent l’émeute comme un auguste savant considérerait son chefs-d’œuvre , aveuglés par leur vanité , décident de renchérir sur les tunisiens , en organisant une série d’émeutes savamment orchestrées pour mettre à mal cette concurrence tunisienne .
Toutefois gardons-nous de donner un quelconque crédit à ces deux hypothèses, optons pour la prudence ; dans l’attente de voir ce qui va se passer dans les prochaines heures .

dimanche 26 décembre 2010

2010, l’Annus horribilis du FLN

Le FLN vient de terminer l’année 2010 comme il l’a commencé, en multipliant frasques, après avoir connu de véritables guerre intestine où les instances du parti, Kasma et Mouhafadha ont était le théâtre de véritables combats avec des armes blanches entre les militants du parti qui ont fait des dizaines de blessés, ces combats qualifiés sobrement par le secrétaire général Abdelaziz Belkhadem de ‘’ signes de bonne santé’’ , étaient suivi par le mouvement dit de ‘’Redressement’’ mené entre autre par Mohamed Sghir Kara ancien ministre et Elhadi khaldi actuel ministre de la Formation et de l’enseignement professionnel ,qui a conduit l’ex parti unique au bord de l’implosion , les deux ‘’fractionniste’’ comme les a qualifié le secrétaire général du FLN viennent de voir leur activité gelée au sein du parti , Belkhadem affirme qu’ils n’ont pas répondu à la convocation de la commission de discipline laquelle présidée par Amar Ouzzani ;homme dont le sens de la discipline fait l’unanimité au sein du FLN  , Les deux ‘’redresseur’’ de leur part s’en défendent et appellent à la mobilisation des militants contre la politique inique et tyrannique de Belkhadem , lequel en connait un rayon en matière du ‘’redressement’’ , parce que , faut-il le rappeler, a lui-même pris la direction du parti suite au coup de force de 2004 sous le vocable de mouvement de redressement contre le premier responsable de l’époque, Ali Benflis.

Abdelaziz Belkhadem ‘’le redresseur redressé ‘’ lors du dernier comité central du parti a voulu faire diversion en affichant une volonté de rassembler les rangs du parti et quoi de plus efficace que de revenir aux ‘’fondamentaux ‘’ du FLN, qui « va soutenir Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la présidentielle de 2014 !», et mieux encore ,tenir en mars prochain, un sommet de l’Alliance présidentielle sur la colonisation. Cette rencontre tripartite, sera élargie à l’ensemble de la famille révolutionnaire, se penchera sur la meilleure manière de criminaliser la ‘’méchante ‘’colonisation française !
Ainsi s’achèvera donc cette l’année pour le vieux parti unique et sur ce on lui souhaite une bonne année 2011 aussi riche et passionnante qu’a était 2010.

jeudi 16 décembre 2010

Le livret de famille comme Constitution

Terrible histoire que celle de la femme de Arafat en Tunisie, comme révélé par la dernière livraison de WikiLeaks selon un câble US. Si on ne peut pas dire que cette histoire est vraie, on peut au moins affirmer qu'elle est vraisemblable. Jugez-en : la femme du dernier leader d'une cause dite panarabe, icône des nationalismes et des régimes locaux, a été expulsée de la Tunisie et a perdu sa nationalité tunisienne, à cause de la femme de Benali, le dictateur voisin. La cause ? Deux versions : d'abord un bras de fer entre la dame qui, dit-on, gouverne la Tunisie comme une cuisine ou comme s'il s'agissait d'une teinture de cheveux et la femme de Arafat, à cause d'un investissement dans ce pays. Résultat, Suha Arafat perd la nationalité, ses biens, ses meubles, sa maison et sera expulsée comme son mari l'a été de partout et par tous et par ses « frères » d'abord. La seconde version est plus riche en effets tiroirs : une nièce de Benali, âgée de 18 ans, devait être mariée à un émir du Golfe de 61 ans, déjà marié à une parente de la reine de Jordanie. Selon cette version, la femme de Arafat aurait averti la reine de Jordanie, et la femme de Benali l'a mal pris et s'est vengée. Une sorte de Sitcom panarabe affreux et impitoyable où les pays et les palais servent de babouches. Est-ce vrai ? Possible. Mais c'est vraisemblable : ce genre d'histoires où des Etats et des peuples servent d'assiettes et d'essuie-tout, qui mêlent vierge de 18 ans, épouse jalouse, mariages et haines, sont de faux secrets d'Etat chez nous. Wikilieaks n'en livre qu'un épisode.

Le plus intéressant n'est cependant pas là. Ce qu'il faut retenir, c'est cette nouvelle loi, valable depuis dix ou vingt ans, qui gouverne les dictatures « arabes » : chaque dictateur est, aujourd'hui, « doublé » par une sorte de seconde dictature plus intimiste et plus violente : celle de l'épouse, du fils, du second fils cadet, du frère. Dans l'histoire de l'humanité, quand les dictatures vieillissent, elles deviennent un groupe familial, une épouse et une concubine. Dans le cas de la Tunisie, l'exemple est poussé jusqu'au ridicule meurtrier. On s'imagine à peine l'esprit des meilleurs esprits de nos frères tunisiens quand ils se voient ainsi présentés au monde dans les habits de 10 millions de poupées malmenées par une seule femme qui mange toute leur semoule nationale. Et si là on est dans la caricature, dans d'autres pays « arabe », on est dans la norme : de chez nous et vers tous les autres. Dans une sorte de curieuse vengeance du destin géopolitique du XXe siècle, les républiques « arabes » sont devenues des monarchies filiales là où les monarchies « arabes » tentent les réformes d'une démocratisation républicaine contrôlée. Les vieux dictateurs, entre âge, maladie et rapacité de la descendance, n'y servent que de Label à des holdings familiaux féroces car n'étant obligés ni par les apparences, ni par les pressions internationales, ni par les mœurs de la politique ou les nécessités de l'image. Rien. A côté de ces nouvelles gouvernances, la gouvernance clandestine des « services secrets » et des lobbys sont une blague démodée. Là, c'est le livret de famille à la place de la Constitution et le vol à la place de l'infiltration et les batailles de cheveux à la place des barbouzeries d'autrefois. On n'y prend pas le pouvoir par le poids des casernes mais les salons de coiffure, les hommes d'affaires qui prêtent leurs noms, les registres de commerce, les monopoles sur les importations ou le pourcentage systématique sur les gros contrats. C'est le cas des désormais Etats-assiettes ou Etats-pantoufles ou, mieux encore, les Etats génétiques.












jeudi 25 novembre 2010

Abdullah Ashini tamagit iddren n Lybia *

Le chanteur amazigh libyen abdullah Ashini a entamé une grève de la faim dans une prison libyenne afin de tirer l’attention de la communauté internationale et les ONG des droits de l’homme sur son cas , abdullah Ashini purge une peine de prison de 5 ans , son crime ; il a ‘’osé’’ participer à un festival de chanson amazigh à Las Palmas dans les îles Canarie il y a 2 ans , les autorités libyennes voyant dans cet ‘’outrage’’ une occasion en or pour faire taire cette voix qui dérange , que toutes les intimidations retrait de son passeport , interdiction du quitter la Libye, n’ont pas réussit à museler , se sont avisé dans un cynisme grossier de lui coller une affaire de ‘’trafic illicite de migrants clandestins ‘’ .
 En Afrique du Nord les populations berbérophones subissent diverses discriminations et un déni identitaire des plus rétrogrades , mais à la déférence qu’en Libye ce déni va jusqu’à nier leur existence pure et simple, ainsi le cocasse Mouammar Kadhafi fidèle à lui-même a eu cette petite phrase en 2007 ’Les tribus amazighes ont disparu depuis longtemps depuis l'époque du Royaume de Numidie .. on connait rien à propos des ces populations qui n’existe plus ………’’ une formule toute en nuance !.

*Abdullah Ashini l’identité vivante de la Lybie ( Tamagit ‘’identité ‘’ titre de son dernier album )